un appareil qui utilise la pression de l'air sur une surface oblique, déplacée sous l'action d'un propulseur, de façon à produire sur cette surface une poussée capable de soutenir l'appareil dans l'air, sa marche dans le sens horizontal étant obtenue par l'excédent de la force motrice.
L'ancêtre de l'avion est le cerf-volant, que, de temps immémorial, les enfants ont enlevé dans les airs en utilisant la vitesse du vent et la résistance d'une ficelle. C'est la vitesse du vent, agissant sur la surface oblique qui lui est présentée, qui contrebalance l'action de la pesanteur et qui soulève l'appareil. Pour une certaine valeur du poids et de la vitesse du vent, le système est en équilibre. Si la vitesse du vent vient à baisser, l'appareil descend ; mais les enfants ne se laissent pas arrêter pour si peu. "Ils en font" en courant à toutes jambes et réussissent tout de même à enlever leur engin. Or un avion n'est autre chose qu'un cerf-volant qui fait son vent lui-même. A cet effet, il remplace la ficelle du cerf-volant par un moteur et par une hélice qui lui impriment une vitesse égale à celle du vent qui serait nécessaire pour le soutenir en l'air s'il était un cerf-volant "passif". La tension de la ficelle est remplacée par la force de propulsion.